Capharnablog

01 septembre 2011

Fin ...et suite !

Terminus tout le monde descend !
Hé oui, ce célèbre blog irrésistible disparaît... Sèche tes larmes, chère lectrice, cher lecteur, le roi est mort, vive le roi ! Et c'est par ici, Plateau télé.
Tchô

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04 octobre 2010

(B)Oeuf dur

Qui vole un œuf vole un bœuf.
D'accord.
Qui cuit un oeuf dur cuit un boeuf dur ? Grande casserole à prévoir... Et le coquetier ? Et les mouillettes...
Qui pèle un oeuf dur pèle un boeuf dur ? Si le cuir cuit durcit, ça doit pourvoir se faire, écaler un bœuf...
Alors
Qui vole un oeuf dur vole un boeuf dur ? Dur...
Oeuf mollet, trois à six minutes. Boeuf mollet ? Un certain temps...
Et
Qui fait l'oeuf fait le boeuf ? avec l'âne ? ou la guitare ?
Allez !
Fais pas l'œuf !
On est pas des bœufs !

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16 septembre 2010

Cuisine

Coucou me revoilou !
Et oui, c'est moi, le seul, l'unique, le vrai, le véritable... je sais pas quoi. Bref, I'm back.
Je ne suis de retour que pour un court billet, pour t'inviter, chère lectrice, cher lecteur, à visiter un blog créé pour l'occasion : après On refait la salle de bain, voici la nouvelle production familiale : On refait la cuisine ! Une nouvelle série pleine d'humour, d'action, de suspense, palpitante et haletante !

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06 juillet 2010

Semaine culturelle

Quelle semaine ! Trois concerts et un cinoch !

Lundi dernier, CNSM – ben qu'est-ce que c'est ça ? Je t'entends déjà me poser la question, chère lectrice, cher lecteur : Conservatoire National Supérieur de Musique. Et écouter quoi pour ? (nouveau jeu : remettre les mots dans l'ordre).  Carlo Gesualdo, Hugues Leclair, Heinrich Poos, Antonio Vivaldi, dans des œuvres de musique vocale. Et pourquoi ? Pour soutenir une amie chef de chœur, pendant une épreuve publique de DNSPM (Diplôme National Supérieur Professionnel de Musicien, une licence délivrée par le conservatoire). Nous avons assisté à un superbe concert. Direction de haut niveau, avec des zicos de haut niveau aussi. Une heure de vrai régal. Pour couronner la soirée, notre amie a obtenue son diplôme haut la main. Yes !

Mercredi : Shrek 4, en famille et en 3D. On rit moins qu'avec les trois premiers, mais nous avons passé un très bon moment. Et le relief est saisissant.

Dimanche : concert baroque, viole de gambe, Jordi Savall en solo tout seul sur scène, dans le cadre du festival Les Musiques de Beauregard de Saint-Genis-Laval. Il est fort, le gars, très très fort. Jordi Savall est un très grand interprète – nous le savions déjà. Le répertoire du soir : irlandais, écossais, allemand et français. Avec les commentaires du maître à chaque fois, un peu de pédagogie, un peu d'histoire, un peu de technique (en particulier les changements d'accord de son instrument). Magique.

Et pour finir hier soir ; festival de jazz de Vienne, avec Manu Katché et Michel Portal à l'affiche. Premier set : Sylvain Luc, guitare. Balèze. Deuxième set : Portal et son groupe, basse, batterie, piano et trompette, tous excellents, un jazz moderne et un peu free, propice aux performances des musiciens qui ne s'en sont pas privés, pour notre plus grand plaisir. Troisième set : Katché et ses musicos. Ouaouh ! Du jazz plus classique, plus groovy, plus dans nos goûts. Et le Manu, il tape vraiment très bien sur ses tambours ! Quatrième set : Portal et Katché ensemble, avec S. Luc et un bassiste. Free, très très très free. Difficile à suivre et à écouter. Pas de ligne mélodique à laquelle se tenir, une pulsation nébuleuse, pas de plaisir – pour nous, mais de toute évidence beaucoup de plaisir pour les musiciens. Nous sommes partis avant la fin. Mais très belle soirée quand même.

Pour te mettre l'eau à la bouche, chère lectrice, cher lecteur, voici les deux prochains concerts prévus : Porgy and Bess, opéra de Lyon ; et Turandot, Pucini, à Torre del lago en Italie, ville natale du compositeur.

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17 juin 2010

Retraites

Quelle chance !

Quelle chance !

La coupe du monde de foot…

Les inondations dans le var…

Tout ce qu’il faut pour faire oublier la réforme des retraites !

Déjà, la dernière fois, lorsque le projet de réforme des retraites prenait forme et se précisait, un petit gars avait eu la bonne idée de se tuer au terme d’un apéro géant Facebook. Inespéré ! L’écran de fumée idéal pour détourner notre attention…

Et là, encore plus fort : des morts et des disparus, des dégâts colossaux, la petite cousine de Xinthia a bien travaillé, mieux que n’importe quelle agence de com gouvernementale. A se demander si notre président vénéré ne consulte pas la météo pour choisir avec soin les dates des annonces désagréables.

Au football, les ibères sont rudes, certes, et leur défaite contre les petits suisses est presque anecdotique, mais alimente quand même correctement les conversations. Et si jamais, par extraordinaire, par miracle, par un méchant coup du sort, nos milliardaires en short venaient à être éliminés du tournois ce soir – je n’y connais pas grand-chose, mais j’ai cru comprendre qu’en fait, c’est une qualification qui serait inespérée – toute la presse en ferait ses choux gras, et Raymond prendrait la place d’Éric au pilori, victime expiatoire, symbole cathartique des rancœurs exacerbées. Domenech ou Woerth, deux styles différents, la même spécialité : le foutage de gueule.

Et si la mort et le foot n’arrivent à détourner l’attention des électeurs, quelques morceaux de choix sont encore disponibles à la carte des misères mondiales : la marée noire peut encore vendre du papier et faire parler au zinc, pour peu que BP merde encore une ou deux fois, qu’un journaliste fouille-merde découvre quelques mensonges ou collusions, ou qu’un président américain s’englue dans les boulettes de brut ; la retraite de parlementaire des ministres en exercice pourrait occuper de l’espace médiatique, mais retraite contre retraite, ça pourrait énerver ; la commémoration de l’appel du grand Charles, le 18 juin, demain, une aubaine historique de parler d’autre chose que des sujets qui fâchent ; il reste encore quelques guerres, quelques embargos que plus personne n’évoque qui pourraient retrouver la faveur des unes...

AAAHHHHH !!!! Incroyaaaaaaaaaaaable !!!!!! Inimaginaaaaaaaaaaaable !!!!!!!!!! Mexique : 2 – France : 0. Là, en direct dans ma télé, le coup du sombrero méxicain ! Nous sommes quasiment éliminés. Et ce serait justice : n’oublions pas que c’est en trichant que l’équipe de France s’est qualifiée, on ne devrait même pas être là. Quasiment éliminés ! Éliminés ! La réforme des retraites ? Quelle importance ? É-li-mi-nés ! Tu t’rends pas compte ? La cata ! Alors les retraites...

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29 mai 2010

L'arnacoeur

L'autre soir cinoche ! Encore.

Ce soir-là, il y avait soirée filles à la maison, ma douce moitié recevait ses copines pour une présentation de lingerie. Elle organise ces petites réunions deux trois fois l’an : une autre copine devenue copine suite à la première réunion vient à la maison avec une grande valise pleine, et ces dames passent ensuite une partie de la soirée en petite tenue pour essayages divers et variés. Tu penses bien, chère lectrice, cher lecteur, que je suis interdit de séjour dans le salon, et plus généralement au rez-de-chaussée de la maison. Alors, plutôt que d’être confiné à l’étage à me faire chier tout seul, quand les éclats de voix et de rires parviennent jusqu’à moi, je préfère me faire une toile ; quand j’en reviens, il ne reste plus personne.

J’avais le choix entre deux films à la séance du soir dans mon cinéma de quartier : L’arnacoeur, et Robin des bois. Et je suis allé voir L’arnacoeur : avec Adèle Blanc-Sec et Iron Man 2, j’ai eu mon lot d’effets spéciaux et de scènes d’action, place à la comédie.

Le pitch – y paraît que faire le résumé du film, ça s’appelle faire le pitch – est simple : un gars, Alex, est briseur de couple professionnel : si tu lui démontres qu’une femme est malheureuse dans son couple, il met tout en œuvre pour la séduire, et la détourner de son mari ou futur, avec l’aide de sa petite équipe, sa sœur et son beau-frère.

Le film commence avec un cas facile : en voyage en amoureux, une jeune femme romantique qui rêve de voir les dunes du désert marocain est affublée d’un bellâtre obsédé en quête de concours de tee-shirts mouillés. Comme celui-ci traine les pieds pour prendre le bus à destination du désert, ils le ratent. Sous prétexte de fatigue, le futur divorcé rentre à l’hôtel ; et le piège se referme sur la pauvresse : Alex a tout étudié d’elle, connaît ses passions et ses rêves, et en joue pour la faire succomber, jusqu’au baiser final qui signe sa victoire et la fin du couple. Mission accomplie.

Le film commence vraiment juste après, avec le contrat suivant : briser un couple avant son mariage prévu dans dix jours. Sauf que la future est tout à fait heureuse, et que cette situation est contraire à la déontologie de l’entreprise. Mais comme Alex a fait quelques conneries, doit de l’argent à des costauds sans scrupules et doit tout tenter pour sauver sa boite, il accepte le challenge qui paraît impossible. La fille est belle et intelligente, le prétendant riche beau et intelligent, ils nagent en plein bonheur, et il faut briser cela.

Je ne raconterai pas la suite, saches que ça finit bien, bien sûr. C’est rocambolesque, ça pétille, plaisir tout au long du film. Comédie romantique à l’américaine, mais française et réussie.

La distribution est très bonne : Vanessa Paradis et Romain Duris sont excellents, charmants et charmeurs tous les deux, étonnants même dans cette comédie, un vrai plaisir. Julie Perrier et François Damien, la sœur et le beau-frère sont excellentissimes, deux merveilleux seconds rôles, complémentaires des rôles titres, et leur donnant tout leur relief.

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21 mai 2010

Jean-Guihen Queyras – Bach – Suites pour violoncelle seul

Encore un post sur les suites pour violoncelle seul, de J. S. Bach. C’est le troisième de ce blog, après celui consacré à l’interprétation de Marc Coppey au disque, et celle que j’ai vue et entendue en concert par Peter Wispelwey. Cette fois c’est la version de Jean-Guihen Queyras dont je vais te parler, chère lectrice, cher lecteur, comme promis la dernière fois. Et il y aura même un petit bonus à la fin de ce billet.

Dès la première écoute du disque de jean-Guihen Queyras, j’ai été conquis. Voici une façon de jouer les suites, et plus généralement du violoncelle, que j’aime beaucoup : vif, précis, alerte, juste, charmeur, décomplexé, ce garçon est d’évidence en phase avec son temps. Comme M. Coppey, il a assimilé l’héritage des anciens, sans les sacraliser, et a continué sa route, poursuivi l’étude de ces pièces, trouvé sa voie. Et il nous offre une lecture nouvelle des suites – comme chacun des violoncellistes qui tente l’exercice, heureusement d’ailleurs, quel serait l’intérêt qu’ils nous présentent tous la même chose – pleine de vie et de bonne humeur. C’est léger et dansant – d’ailleurs ces suites sont des suites de danses, gavotte, bourrée, menuet, gigue, allemande, courante – son archet dessine une phrase nette, claire dans son discours, sans trop l’intellectualiser, la musique, la danse avant la prise de tête ; et pourtant son interprétation semble le fruit d’une étude approfondie, d’une réflexion aboutie, bien que probablement temporaire : l’intelligence qui transpire de sa musique le décrit comme une personne en perpétuel questionnement, sûr de lui lorsqu’il nous délivre sa vision des suites maintenant, mais la sensation est grande que sa vérité du jour ne sera pas celle des jours prochains, certitude et doute en même temps, certitude nécessaire pour aujourd’hui, et doute quant à l’existence même d’une vérité intrinsèque. Voici une grande interprétation, digne d’un grand violoncelliste, à l’égal des illustres aïeuls.

Petit bonus : je viens d’écouter Anne Gastinel dans ces suites, et c’est bien aussi, mais j’aime un peu moins. Le son, la technique, le phrasé, tout est là comme chez ses consœurs et confrères, néanmoins il me manque un petit truc, un je ne sais quoi qui me ferait frémir. Attention, chère lectrice, cher lecteur, ce qu’elle fait est admirable, je bave d’envie et de jalousie de jouer un jour ces suites seulement dix fois moins bien, mais en tant qu’auditeur, je reste frustré par son interprétation, pas assez habitée, à laquelle il manque un petit supplément d’âme, une petite étincelle de conviction, comme s’il lui avait fallu délivrer, comme les autres, un disque de ces suites, dans la précipitation. Ce n’est pas grave, Anne dispose encore de belles années devant elle pour approfondir son sujet, et nous offrir à nouveau, plus abouties, les suites pour violoncelle de J. S. Bach.

Anne Gastinel, Marc Coppey, Jean-Guihen Queyras, ou encore Ophélie Gaillard, Sonia Wieder-Atherton, Henri Demarquette, Gautier Capuçon et j’en oublie, l’école française du violoncelle nous livre de grands instrumentistes et de grands interprètes.

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17 mai 2010

Cadeau inattendu

Hébindidon, ça vous a tous interrogés ce cadeau inattendu. Bande de curieux !

Rassure-toi, chère lectrice, cher lecteur, l’insoutenable frustration, dont je devine qu’elle t’a rendue/rendu fébrile ces derniers jours, cruelle torture bien involontaire de ma part sois-en sûre/sûr, le suspens que je voulais ménager atteignant des intensités insoupçonnées bien malgré moi, l’attente interminable touchent à leur fin, l’heure de la révélation approche, le soleil radieux de la vérité s’annonce à l’horizon vermillon, l’histoire va t’être contée.

Il était une fois de gentils ouvriers dans une belle usine, avec de gentils chefs et un bon patron... Non, pas crédible. Je recommence.
Au travail, j’ai comme tout le monde – j’espère – beaucoup de collègues, que je croise tous les jours, bonjour bonsoir, l’inévitable comment ça va - ou comment allez-vous, ça dépend de la personne à laquelle s’adresse cette question purement formelle – en se foutant de la réponse – essaie un jour, chère lectrice, cher lecteur, de répondre pas bien, ou mal, tu seras étonnée/étonné de la très faible proportion de ceux qui ne décamperont pas rapidement et s’inquièteront de tes problèmes – et quelques mots échangés dans la journée pour être poli. Il y en a bien sûr quelques uns avec lesquels j’ai un peu plus d’affinités, et avec lesquels des discussions plus personnelles peuvent s’initier. Et parmi ceux-ci, il en est un, appelons-le Gilbert pour faciliter la narration – mais évidemment les noms et prénoms, comme les dates et les lieux, ont été changés pour garantir l’anonymat des protagonistes de cette histoire – dont la passion me parle : il est audiophile, avec un système hifi de folie. Il fabrique certains de ses appareils lui-même, les amplis et les haut-parleurs, et modifie – je dirais plutôt trafique – les lecteurs de cd comme le commun change une ampoule électrique de sa lampe de chevet – avec un plafonnier c’est déjà plus difficile. Et la musique qu’il préfère écouter est la musique classique, surtout la musique vocale et les cantatrices, et le jazz. Le terrain commun de la musique classique nous a entrainés sur des discussions passionnées concernant les enregistrements de telle ou telle œuvre ou l’interprétation qu’en donne Bidule en la comparant à celle de Machin. Et nous avons un jour parlé des Suites pour violoncelle seul de JS Bach, que je connais par cœur les jouant depuis toujours, et dont j’ai de multiples versions – au dernier recensement : huit, ce qui ne manque pas d’exaspérer ma douce moitié. Hé ben tu sais quoi ? Hin ? comme dirait Kevina. Il en avait une version que je n’avais pas, mais que je brûlais de me procurer. Je lui ai alors parlé de ma version préférée du moment, celle de Marc Coppey (ici), en lui promettant de la lui prêter, ce que je fit quelques jours plus tard – non, pas dès le lendemain, car j’ai un temps de latence un peu long et la mémoire vive du poisson rouge : le soir même de la promesse j’ai sorti le cd et l’ai posé sur la table basse du salon, le lendemain je l’ai amené jusque dans l’entrée car j’avais bien sûr oublié de l’emmener le matin, le surlendemain je l’ai oublié dans l’entrée, et le quatrième jour je l’ai enfin pris avec moi, et chose extraordinaire j’ai pensé à le lui apporter le jour même ! Une semaine plus tard il me rendait mon cd, enchanté de ce qu’il avait écouté. Le week-end passa – le congé de fin de semaine, pour ceux qui préfèrent le jet de coin et le tir de réparation – et le lundi matin, Gilbert entra dans mon bureau avec les suites par Jean-Guihen Queyras et me tendit le cd. Je le remerciais chaleureusement. Et là, coup de théâtre : je te l’offre, je te le donne. Non ? Incrédulité. Mon premier et seul cadeau reçu au boulot. Un beau cadeau : deux cd et un dvd. En fait, il avait acheté ce cd, et ensuite un de ses amis le lui a offert. Et c’est à moi qu’il a pensé. J’en ai été très touché. Et à l’écoute, encore un cadeau. Je te raconterai, chère lectrice, cher lecteur.

Posté par violoncelle69 à 22:33 - Petit bonheur - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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12 mai 2010

Adèle Blanc Sec – Iron Man 2

Je dois commencer ce billet par de plates excuses pour mon inqualifiable attitude dans mon précédent post : cette vantardise est tout à fait insupportable, et tu aurais raison, chère lectrice, cher lecteur, de m’admonester vertement, la modestie siérait mieux à un si piètre pisse-copie, à un si obscure gratte-papier. Hé ho, vas pas trop loin quand même ! Ni pisse-copie ni gratte-papier ! Piètre et obscure, possible. Encore que…

Accompagné de ma douce moitié, je suis allé voir Adèle Blanc-Sec, le dernier Besson, le jour même de sa sortie, à la séance du soir. Et un soir de sortie nationale, dans la salle de cinéma de ma petite ville de province remplie au tiers, nous n’étions pas très nombreux : le mercredi soir, ça fait rarement le plein, y’a boulot et école le lendemain, même si c’était cette fois pendant les vacances scolaires – y’a boulot quand même pour les parents, et pis les gosses faut pas les coucher tard, les séances de l’après-midi c’est fait pour eux. C’est un bon divertissement familial. Sans plus. L’histoire est simple, les effets spéciaux bluffant, ça bouge beaucoup, les momies sont rigolotes et ça finit bien, bien sûr. Vas-y avec les enfants grands et petits, chère lectrice, cher lecteur, tu passeras, vous passerez un bon moment.

Tout seul, tout à fait tout seul, huit jours plus tard – jeudi dix-huit heures pour être précis, nous étions sept dans la salle – je suis allé voir Iron Man 2 – tu penses bien que ma douce moitié ne m’accompagne pas pour ce genre de cinéma, purement, exclusivement masculin, survitaminé à la testostérone. Et c’est vrai : belles pépés, belles bagnoles, gadgets incroyables, courses poursuites, cascades, effets spéciaux à tomber par terre, héro détaché et revenu de tout plus fort plus beau plus intelligent plus mieux que tous les méchants du monde entier, et en l’occurrence, le méchant du film, y fait pas très peur, mais il est très intelligent lui aussi, mais pas autant heureusement – c’est bien foutu les scénarios – et complètement barré. Psyto, psyro, psydo, tu vois j’arrive même pas à le dire tellement y’en a pas, psychologie embryonnaire, réduite à un petit coup de mou du boss qu’a plus envie d’être le boss et à la fin y s’tombe sa secrétaire, parce qu’il l’aime depuis toujours et qu’elle aussi elle l’aime.

Deux bons films quand même. Qui s’oublient presqu’aussitôt. Mais comme on passe un bon moment, comme l’objectif du divertissement est atteint, ce n’est grave.

Posté par violoncelle69 à 22:27 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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07 mai 2010

Premier Mai

Coucou me revoilou !

Ah ! Chère lectrice ! Cher lecteur ! Plus d’un mois déjà. Un mois…

Pour commencer et avant tout, en préambule et en avant-propos, je vais vous parler franchement, en un mot commençons, je vais pas tarder à vous parler franchement – plagiaire diront certains, hommage répondront d’autres, allusion subtile à un empêcheur de tourner en rond, réponds-je, dont la clairvoyance et la férocité manquent cruellement en cette époque ni pire ni meilleure que les précédentes – le titre du présent billet a du interpeler les plus observateurs d’entre vous, chères lectrices, chers lecteurs. Si tu regardes la date de mise en ligne, ça ne concorde pas. Hé non ! Et c’est normal. Car j’en ai effectivement commencé la rédaction ce jour-là. Seulement commencé. Hé oui ! Car je ne trouve plus – ne prends pas serait plus fontaine, euh non, juste… oui je sais, c’est une blague à deux balles, mais ça vaut bien la vareuse de la sardine à l’huile… c’est de pire en pire se désolerait ma nado préférée – ne trouve/prends plus/pas le temps de m’adonner à cette doulce folie qu’est l’écriture, surtout si on considère que c’est pour alimenter un blog guère fréquenté et ne pas garder pour moi des délires pouvant faire craindre à mes proches et moins proches une défaillance intellectuelle, peut-être même au-delà du point de non retour. Plus le temps… C’est terrible ! Plus le temps… Et aussi, sous la torture du secret trop lourd enfoui en moi, il me faut avouer une légère baisse de régime niveau motivation et inspiration. Hélas ! Trois fois hélas ! Mais comme tu peux le constater, chère lectrice, cher lecteur, tu lis en ce moment même mon irrésistible prose, admirative, admiratif, subjuguée, subjugué, le coin droit de la bouche légèrement remontée en un demi sourire condescendant devant une telle flagornerie, fausse modestie assumée par l’auteur, moi en l’occurrence, faiseur de blabla inutile, néanmoins libérateur, catharsis du créateur – p’tain j’sais pas où chuis aller la chercher celle-là ! Bref – disait Pépin etc. etc. – je suis de retour ! Yes !

Bon, pendant tout ce mois passé, il s’est passé pas mal de choses – attention, la liste non exhaustive qui suit contient des erreurs et des intrus, sauras-tu les débusquer, chère lectrice, cher lecteur : deux films au cinéma, une visite au Louvre, lectures diverses et variés, de bonnes bouffes et d’excellentes soirées entre amis, un cadeau inattendu, un doctorat de bêtise parentale, des anniversaires, un petit voyage en amoureux, , et j’en passe… (il y avait un piège : tout est vrai, pas d’intrus).

Je détaillerai tout ça au cours des posts suivants, celui-ci serait trop long et ça finirait par t’ennuyer, chère lectrice, cher lecteur. Et il me faut quand même ménager un peu mes effets, conserver un chouïa de suspens, tenir mes lecteurs fidèles en état de frustration pour provoquer leurs retours fréquents en ces lieux en quête de nouvelles nouvelles, et pourquoi pas attraper de nouveaux aficionados que le hasard mènerait ici, ou que le bouche à oreille, le mail à mail, et rêvons un peu, une petite notoriété légitime et bien méritée ferait succomber à… comment dire sans passer pour un pédant… à mon évident talent. (Le petit demi-sourire est de retour.)
La suite au prochain épisode

Posté par violoncelle69 à 17:48 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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